Refugee Education Trust — Protecting through Education
Les compétences professionnelles font souvent cruellement défaut dans les situations de déplacement et dans les camps de réfugiés, puisque les conflits et les déplacements empêchent plusieurs personnes réfugiées et déplacées d’avoir accès à quelque forme d’éducation que ce soit dans leur pays ou leur région d’origine. Les compétences professionnelles aident les jeunes déplacés et réfugiés à représenter leurs communautés et leurs familles, à accéder aux ressources disponibles, et à se trouver un emploi dans les industries locales.
La formation professionnelle et technique peut être dispensée par le RET dans le cadre d’une éducation secondaire formelle, ou alors sous forme de programmes indépendants et informels visant les jeunes déplacés et réfugiés n’ayant pas été en mesure de terminer ou de rattraper leur éducation formelle en raison de leur exil. Les formations professionnelles et de subsistance sont conçues pour acquérir les compétences et les savoirs pratiques qui sont nécessaires pour travailler dans certains métiers et occupations. L’accent est mis sur la possibilité pour les jeunes déplacés, réfugiés et locaux de trouver un travail, à court ou à moyen terme, dans certains métiers qui sont en demande. Ils ont ainsi l’occasion de devenir autosuffisants et productifs au sein de leur société, en gagnant un salaire même pendant la période où ils sont déplacés.
Au Burundi, le RET a mis sur pied des programmes professionnels et des apprentissages pour les jeunes Burundais déscolarisés, en concentrant ses efforts sur les jeunes les plus vulnérables – par exemple, ceux et celles n’étant pas accompagnés. Au Tchad, des formations portant sur des petites activités génératrices de revenus (AGR) ont été offertes, par exemple le tressage, l’entretien de génératrices et de téléviseurs. En Colombie et en Équateur, la formation professionnelle offerte par le RET a permis à des jeunes d’avoir accès au marché du travail, et leur a donné une meilleure idée des compétences requises et des possibilités offertes pendant la période de déplacement. De plus, des groupes d’apprentis créatifs et des équipes de leadership ont été établis pour aider le processus d’intégration. Le travail des enfants étant très répandu en Amérique latine, les enfants et les jeunes ont été retirés de certaines des pires formes de travail des enfants à travers des programmes éducations, des activités génératrices de revenus et des stratégies d’inclusion, afin qu’ils trouvent d’autres moyens d’atteindre une certaine autosuffisance pour eux-mêmes et leur famille. Au Pakistan, les métiers, par exemple celui de tailleur, ont été enseignés aux jeunes femmes marginalisées, notamment aux jeunes veuves de guerre. En Afghanistan, le RET a aidé une école professionnelle réservée aux femmes ; dans un autre projet, des veuves de guerre ont reçu une formation professionnelle dans des domaines tels que la menuiserie, la couture, l’alphabétisation, les mathématiques pour adultes et les aptitudes de vie, contribuant à l’indépendance économique de ces femmes et de leur famille. Dans le passé, le RET a aussi fourni des formations professionnelles en Guinée et au Sierra Leone.











