Les femmes et les adolescentes constituent une proportion importante des populations déplacées dans les zones où opère le RET, et leur éducation constitue une de nos priorités. Très certainement, elles sont les « plus oubliées » dans plusieurs régions qui émergent d’un conflit et au sein des cultures dans lesquelles opère le RET. Dans plusieurs endroits, on s’attend à ce que ces adolescentes et ces jeunes femmes occupent des rôles traditionnels, par exemple les soins aux enfants et aux personnes âgées, le ménage, la cuisine, le nettoyage et parfois l’agriculture. Toutefois, en raison des conflits, plusieurs femmes deviennent des cheffes de famille, et doivent rapidement augmenter leur capacité à générer des revenus alors qu’elle se retrouvent à devoir assurer la subsistance de grandes familles. C’est pourquoi elles ont besoin de nouvelles compétences.

L’éducation des adolescentes et des jeunes femmes est donc une priorité pour le RET, que cette éducation soit formelle, informelle ou professionnelle. Des projets holistiques sont mis sur pied pour faire en sorte que les filles et les femmes acquièrent les compétences nécessaires pour survivre et faire vivre leur famille, une fois qu’elles sont de retour chez elles ou qu’elles se sont intégrées ailleurs. Le RET leur offre des formations en calcul, en alphabétisation et en aptitudes de vie, qui sont essentielles pour leur permettre de survivre dans un environnement post-conflit. Le RET est conscient que les réfugiées et les déplacées qui ont bénéficié d’une formation vont mieux planifier leur avenir en rentrant dans leur lieu d’origine, s’établissant à nouveau plus rapidement que celles n’ayant pas reçu de formation, et offrant à leur tour à leurs enfants une meilleure éducation. Ainsi, le RET crée un socle sur lequel les futurs leaders peuvent construire eux-mêmes leur société. Ceci est particulièrement important pour les adolescentes et les jeunes femmes, puisque les femmes cheffes de famille acquièrent ainsi l’opportunité de subvenir aux besoins des enfants et des autres membres de leur famille.

Le RET s’assure de la sécurité et de la protection des fillettes et des jeunes femmes dans tous ses projets, et reconnaît qu’il s’agit là d’un problème pour plusieurs d’entre elles. Les femmes bénéficiaires font souvent face à des problèmes qui les empêchent d’aller à l’école, notamment certaines pratiques culturelles et les attitudes négatives de leurs parents et de leurs communautés envers l’éducation des filles. Ainsi, les horaires d’enseignement sont rendus flexibles pour les filles, qui peuvent aller en classe après avoir aidé leur famille avec les tâches ménagères ; et des mesures d’incitations sont offertes à leur famille afin de les encourager à soutenir l’éducation de leurs filles, par exemple de la nourriture, des livres, des vêtements et des serviettes sanitaires. Des formations liées à la santé reproductive et aux aptitudes de vie sont aussi offertes.

Plusieurs programmes du RET offrent un encadrement et des conseils aux filles et à leur famille, particulièrement pour les femmes célibataires cheffes de famille, ainsi que des ateliers de sensibilisation aux droits des femmes et de promotion d’approches et d’attitudes tenant compte des discriminations sexospécifiques. Les sujets abordés incluent l’éducation au droit de vote, à la représentation et à la participation. Des activités sportives, des clubs et autres activités parascolaires sont encouragés pour les filles et les adolescentes, puisqu’elles permettent de renforcer l’estime de soi, l’affirmation et les aptitudes de leadership.